Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 20:38
- Communauté : JEUNES MALADE ATTEINT PAR LA MALADIE DE PARKINSON

Le docteur Saint-Restitut, dans la « Gazette Médicale » (1994), nous donne une biographie de James Parkinson.

 

« La maladie de Parkinson était connue bien avant que lui-même ne s’y intéressât. Mais cet excellent clinicien britannique l’a isolée des autres syndromes du même type et c’est pourquoi sa toute petite publication (un essai sur la paralysie agitante) a rendu à jamais célèbre le nom de Parkinson.

 

« Il est né, a exercé et est mort dans la même localité de Shoreditch, dans la banlieue de Londres. Son père est apothicaire et chirurgien…Et James se fait l’apprenti de son père. Marié en 1781, il s’installe à son compte. Sa clientèle est nombreuse et diverse et les malades sont satisfaits de leur médecin. Il décrit, en association avec son fils, le 1ère...appendicite en Angleterre et va même jusqu'à montrer que sa complicatio, la péritonite, entraine le décès.

 

« Cependant le démon de la politique s’empare de James et l’éloigne de la médecine. La Révolution française entraîne l’ouverture de clubs idéologiques et dans le cadre de la « London Corresponding Society », il écrit des pamphlets contre les conservateurs sous le pseudonyme de « Old Hubert ». Il participe à un groupe qui envisageait l'assassinat du roi au moyen d'une flèche empoisonnée! Mais il s'en tire bien...et n'est pas condamné.

 

« En 1799, il revient à la médecine et publie un recueil de conseils de santé où il dénonce les méfaits du tabac et de l’alcool.

 

« Mais vers 1800, sa carrière médicale connaît une deuxième éclipse au profit de la géologie. Il publie en 1802 un gros traité sur « Les restes organiques du monde passé » et va collaborer, avec quelques amis, réunis un soir à la "taverne des franc-maçons", à la fondation de la « Géological Society » à laquelle DARWIN participera. On dit qu'il avait la plus belle collection de pierres d'Europe après celle du Kaiser. On donnera même son nom à une nouvelle pierre.

 

« C’est en 1817, à l’âge de 62 ans, qu’il publie sous forme d’une simple brochure, la plus remarquable de ses œuvres médicales : « An essay on the shaking palsy » (essai sur la paralysie agitante). Il la définit comme un tremblement involontaire, en certaines parties du corps, avec diminution de la force musculaire, tremblements n’ayant pas lieu durant le mouvement, mais se produisant alors même que ces parties sont au repos, avec tendance à plier le tronc en avant et à passer involontairement de la marche à la course. La maladie est affligeante, mais elle conserve l’intégrité des sens et de l’intelligence.

 

«Bientôt, il va céder sa clientèle à son fils pour se consacrer à sa chère géologie et aussi à la philanthropie. Quand il meurt, en décembre 1824, il lègue à sa femme une belle collection de pierre. » 

 

« L’hommage posthume le plus important aurait été pour lui de voir son nom attribué à un haricot fossile, le « pandanacarpus parkinsonis ». Sa modestie ne pouvait soupçonner que la célébrité de son nom serait un jour médical. Pourtant ses dons d’observation lui avaient permis de baptiser, mais cette fois sans le savoir, en plus d’un fossile, une maladie neurologique d’une importance considérable. »

 

Enfin, signalons que Darwin inspira le créateur de l'eugénisme!

Ce terme désigne la sélection des humains les meilleurs, selon les critères de quelques uns (aristocrates), et est à l'origine d'une forme élitiste de racisme.  Le mot EUGENISME fut employé pour la première fois en 1883 par le britannique Francis Galton,cousin de Charles Darwin  et brillant inventeur des premiers tests d'intelligence (la neuropsychologie) . Il considérait que la sélection naturelle ne gardait que le must de l'humanité...

L'hitlérisme s'en est largement inspiré.

 

Mme Frobert nous apporte de précieuses précisions que je vous livre ci dessous:

 

 

On doit au chirurgien anglais, James Parkinson, la première publication descriptive de signes cliniques regroupés plus tard avec d’autres symptômes dans la maladie à laquelle son nom sera attaché, en hommage, par Jean-Martin Charcot..

 

Dans son « Essay on the shaking palsy » , paru en 1817,  J.Parkinson rapporte de façon remarquable un ensemble de troubles, un « syndrome moteur » associant un tremblement au repos (shaking), une difficulté d‘exécution des mouvements (palsy), et une marche à petits pas rapides (festination).

 

Bien que James Parkinson note d’emblée la présence

 

de troubles gastro-intestinaux, il fait le compte-rendu autopsique d'un cas présentant une inflammation de l‘estomac à l’anus avec dilatation colique, e

destroubles psychiques au cours de l’évolution avec une «mélancolie grave» chez l’un des patients observés,

il affirme la nature « principalement motrice » de ce syndrome.

 

Pour comprendre cette description initiale «tronquée » d’une partie de sa réalité clinique, il faut concevoir le contexte culturel et médical de l’époque, qui considèrait les troubles psychiatriques du sujet âgé comme habituels et liés à l'usure normale du temps, une fatalité dû au manque de vision dynamique de la plasticité neuronale même climat intellectuel et culturel prévaut quelques décades plus tard à Paris, à la Salpêtrière, lors des observations cliniques de Jean-Martin Charcot, très célèbre neurologue et anatomopathologiste .

 

Ses travaux sur l’hystérie et l’hypnose l’ouvrent aux sciences du psychisme, mais il n’a pas encore la notion de multisystèmes coexistants et interdépendants, le cartésianisme ayant séparé le psyché du soma...

 

Il maintient de ce fait la définition dans le cadre de la neurologie pure. Ainsi, en 1877, il adjoint la rigidité aux signes décrits précédemment et donne le nom de «maladie de Parkinson » au syndrome moteur.

Par un effet du dieu moqueur l'élève préfér de Charcot, Babinski (qui donna son nom au célèbre signe) mourut de maladie de Parkinson!

Ce sont toujours des anatomopathologistes qui définissent ensuite ce que l’on sait de la MP :

 

En 1894, Pierre-Marie Brissaud, élève de Charcot, devenu Professeur d'anatomopathologie lui-même, évoque la possibilité que le substratum anatomique de la MP soit la substance noire située à la base du cerveau, encore appelée Locus Niger.

En 1917, un grand nombre des survivants de l'épidémie d'encéphalopathie léthargique de Van Economo développent un syndrome parkinsonien séquellaire et l’i ntérêt scientifique pour la maladie renaît.

 C.Tretiakoff  est le premier à décrire, en 1919,  les lésions du Locus Niger, cette zone profonde du cerveau, notant en particulier  sa dépigmentation par perte des cellules neuronale pigmentées et la réaction gliale associée. Il  retrouve, à ce niveau, les inclusions concentriques particulières dans le cytoplasme que Friederich Lewy a découvertes en 1912 au niveau du noyau basal de Meynert  alors qu’il travaillait dans le laboratoire d’Aloïs Alzheimer et décrites comme des « inclusions éosinophiles intraneuronales arrondies avec une zone centrale dense acidophile, entourée d’un halo périphérique ».Les descriptions cliniques de la maladie se précisent alors, avec Cruchet (1921 : concept de bradykinésie) et Wilson (1925 : akinésie).

 

 La découverte de syndrome parkinsonien secondaire à l’introduction des neuroleptiques en psychiatrie (1952) débouche sur les travaux biochimiques.

 

 Carlsson (1954-58) démontre que la réserpine entraîne un syndrome parkinsonien et une dépression réversible à l’arrêt du traitement et découvre la dopamine, neuromédiateur dont la déplétion induite par la réserpine est responsable des troubles notés.

 

 Au début des années 1960, Hornykiewicz met en évidence l’effondrement des taux de dopamine dans le cerveau de patients parkinsoniens, notamment dans le striatum et la substance noire.

 

 Suivent la mise en évidence des voies noradrénergiques, adrénergiques, puis dopaminergiques (Dalhström et Fuxe), l’identification de la voie dopaminergique nigrostriée et la confirmation de l’insuffisance de sécrétion de dopamine dans la maladie de Parkinson..

 

 Avec la levo-dopa apparaît la « maladie motrice induite » (fluctuations motrices, ON/OFF,dyskinésies) ainsi que des complications psychocomportementales et psychiques, liées aux thérapeutiques dopaminergiques ainsi qu’aux variations de leurs taux plasmatiques et au difficile équilibre des autres circuits dopaminergiques et de toutes les monoamines cérébrales .

 

 A ce jour, il est difficile de  décrire une forme typique de la maladie, les critères diagnostiques variant d’un pays à l’autre et ceux pour la France (ANAES 2000) ne sont pas clairs pour tous.

 

L’introduction récente des troubles non moteurs incorporant des anomalies existant avant la maladie à d’autres connues que sous thérapeutique rend encore plus confus l’ensemble

 

 

Par jpp - Publié dans : alzheimer parkinson neurologie
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Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 01:32
- Communauté : Un jour aprés l'autre

Moquons nous un peu: et si Claude Allègre et les climatosceptiques avaient raison?

 

Enfin dans le sud il a fait très beau aujourdhui...

Les palmiers sur la plage chuchottent qu'il attendent la bise de l'hiver mais qu'il faudrait être givrés pour l'espérer.

 

 

Par jpp
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Mardi 7 décembre 2010 2 07 /12 /Déc /2010 18:15

Adieu, Papa Noël, qué mé dis ? Bien ou bien ? Pasque ma foi, ici, c’est un peu le oaï. Bien sûr y’a pire ailleurs, y’a un moulon de pays où le sang coule à flots, où les gens sont dans une misère inimaginable, peuchère. Mais bon, entre l’OM, les travaux du tramway, les bouchons monstres où dégun ne peut plus bouger dans les rues de Marseille, les emboucanades politiques et les rues couvertes de bordilles, Marseille, c’est pas vraiment le pays merveilleux des lutins.

Non, je vais pas rouméguer, je vais pas marronner auprès de toi, pasqu’en plus j’imagine que tu dois être en train de t’escagasser à préparer tout ce qu’il faut, à gansailler ces mouligas de lutins pour qu’ils se bougent le tafanàri, et même à préparer ton costume, parce que tu vas descendre habillé comme un chapacan ; je sais que tous les 24 décembre tu donnes un coup de pied dans l’armoire à glace et tu t’habilles trop méchamment.

Bon, alors je vais pas te mettre la tête grosse comme une coucourde, ni faire la viole avec toutes mes paroles, mais il faut quand même que je t’explique. J’ai pas été très sage. Pas méchant, non.

Mais j’ai fait des cagades, je me suis manqué en pagaille, je me suis souvent engatsé pour rien, j’ai été parfois une vraie feignasse, j’ai remis au lendemain des trucs que je pouvais faire d’entrée, je me suis mis dans des engàmbispas possibles, je me suis parfois encagné alors que dégun ne voulait m’emboucaner, j’ai cassé les amandons à des gens qui me voulaient du bien, et en plus, au lieu de rester modeste, j’ai eu tendance à faire le càcou et à vouloir toujours avoir raison. Bref, j’ai fait le pagalènti toute l’année.

Du coup, je vais pas marquer-mal en te demandant plein de cadeaux, mais juste une chose, Papa Noël. Depuis que je suis minot, je sais que tu mets de la magie de longue dans le coeur des gens. Alors cette année encore, même si sur Terre tout part en biberine et si moi, de mon côté, je me comporte comme un vrai tchapacan, fais-moi encore un petit cadeau : mets un peu de magie sur nos jours et dans nos coeurs, surtout pour les pitchouns, tu serais brave.

Allez vaï, mets bien ton capèou que tu risquerais de prendre froid, et ça me ferait peine.

Merci, Papa Noël. Aïoli sur toi.

 

Par jpp
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Mardi 7 décembre 2010 2 07 /12 /Déc /2010 00:17
- Communauté : info santé

A quoi bon faire tant d'études? Ci dessous les coordonnées d'un docteur qui sait tout faire pour votre santé et celle de votre moto russe.

Par jpp
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Lundi 6 décembre 2010 1 06 /12 /Déc /2010 12:48
- Communauté : info santé

Alzheimer Trait d'Union

pour aérer malades et familles, des parcs et jardins avec des espaces de déambulation et d'activités aménagés et adaptés, des confs en plein air, des animaux de compagnie, de la musique et de la danse, des "jardins ouvriers", des arbres fruitiers, des saisons qui rythment la vie etc.

Un beau projet auquel il faut adherer pour motiver les maires de chaque commune, vu le nombre croissant de malades, pour cesser de ghétoïser les Alzheimer mais aussi les autres...

 

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Par jpp
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Dimanche 5 décembre 2010 7 05 /12 /Déc /2010 14:27
- Communauté : ALZHEIMER - HORRIBLE MALADIE

 

 

 

A partir d’observations sur les comportements des aidants ayant réussi à reformuler une histoire de vie réussie alors qu'ils prenaient en charge un malade Alzheimer, nous pouvons proposer des pistes pour aider malades et aidants malgré l’inéluctable évolution de cette terrible maladie.

Cette thérapeutique est mixte et associée, comportementale et médicamenteuse pour faire émerger de la résilience dans le couple Alzheimer-aidant.

 

La maladie d'Alzheimer a quelques spécificités:
 

Incurable, elle est d’un déclin progressif, avec des déclins des fonctions intellectulles mais hélas aussi des troubles des comportement et elle est émaillé de crises comportementales. Elle est donc variable mais non fluctuante!

 

Elle provoque une déchirure des modes relationnels rodés par des années de vie commune et imprégnés d'affectivité.

 

Elle est une dépendance physique mais aussi une maladie de l'ambivalence par l'excès de sollicitation de l’aidant mais souvent de sollicitation opposante et cette opposition peut prendre une allure agressive dangereuse, au contraire parfois elle se marque par désinteret, apathie.

 

Elle survient souvent à un age avancé, avec un aidant principal âgé, préoccupé par sa propre santé. L’éloignement des enfants, leur indisponibilité , ne permettent pas une prise en charge de leur parent malade. On soulignera l’extrême fragilité, la précarité de ces couples.

Quand elle survient jeune c'est une explosion dans les projets de vie.

 

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A la détresse des aidants, les médecins vont répondre, par de bonnes molécules mais aussi en ouvrant une voie, celle de la résilience. Au déclin prévisible des malades la résilience apportera un supplément de vie apaisée.

 

Les grands noms de la résilience sont Vulcain, Bill Gate, Daniel Cohn-Bendit, Boris Cyrulnik et ma voisine de palier.

  resilience et mda

Vulcain, dieu romain des forges et des volcans, est l’inventeur de la résilience. Initialement terme de métallurgie, la résilience est le calcul de la résistance d’un matériau à  la contrainte.

Pour Bill Gate et l’informaticien en général, c’est l’aptitude pour un système de fonctionner correctement malgré des failles.

Pour l’écologiste en général donc pour Dany le rouge en particulier, la résilience est la capacité de régénération, après agression, d’un écosystème. Les marées noires en Bretagne en sont un exemple.

Après Vulcain, Bill Gate et l’écologiste, le terme a été popularisé en médecine grâce aux travaux de Boris Cyrulnik chez les enfants, des orphelinats roumains et des rues de Bogota…

 

Enfin, ma voisine de palier est une héroïne du quotidien. Elle s’occupe de son mari atteint d’Alzheimer, avec une extraordinaire bonne humeur. Elle démontre donc la résilience en la pratiquant.


La résilience est une manière de trouver en soi des ressources pour restaurer les fonctions dans un environnement hostile. Elle tend vers un but : un meilleur vécu.

 

Alzheimer et dépendance : résilience

 

Posons en préalable la question : que veut dire « résilience » pour le couple Alzheimer-aidant?

 

La résilience est différente si elle parle du malade ou de l’aidant, mais elle passe par leur interface de représentation du monde, sur leur communication.

 

Dans les publications médicales universitaires l’aidant familial est très présent mais de façon formaliste. Il n’apparaît même pas comme un supplétif pour la prise en charge, laquelle est déléguée à des vrais « pros », psychologues, mais aussi musicothérapeutes, aromathérapeutes...[1] et parfois à des médecins, mais nécessairement « issus de centres experts »... La lumière venant d’en haut, les neurologues de terrain et les familles ne peuvent pas, c’est tellement évident, connaître le malade et sa maladie.

 

On se soucie, dans ces savantes publications, de l’aidant familial en parlant de manière vague et lointaine «d’aide aux aidants », aide sociale, soutien psychologique etc…mais on le juge inapte à participer aux prises en charge comportementales alors que c’est lui le vrai acteur, l’homme (ou la femme) de terrain.

 

L’aidant est, pour nous, au coeur de la prise en charge du malade dans un double but précis : agir sur les comportements du malade et favoriser la résurgence d’un peu de bonheur, autrement dit de la résilience, pour les deux partis.

 

La première cause d’institutionnalisation est l’intolérance de l’aidant aux comportements du malade. Cette intolérance témoigne d’un seuil de rupture à la pression.

 

L’étude PIXEL (2001) montre que la prise en charge au-delà de 50 mois est associée à un score de plaintes élevé de la part des aidants; ce sont les symptômes négatifs, repli sur soi et démotivation, qui l’emportent sur les symptômes positifs, agressivité ou déambulation[2].
Dans les faits ce sont les symptômes positifs qui amènent au placement en maison de retraite. Cette étude décrit les demandes exprimées par les aidants : des moyens de répit et une meilleure information sur l’évolution de la maladie. Pourtant, ce travail ignore qu’ils peuvent mieux assumer la prise en charge et donc ouvrir une voie vers moins de malheur, vers la résilience.

 

L’aidant résilient est un phénix. Après l’incendie de son projet de vie, il renaît de ses cendres, comme le minerai prend forme après fusion. Il prend en charge un dément, dépendant, sollicitant jusqu’au harcèlement, parfois opposant, à chaque instant, chaque jour de l’année, sans pause ni récréation.

 

Pour l’aidant, la résilience est une réponse positive au traumatisme de l’irruption de cette maladie dans son projet de vie. Les autres réponses sont le déni, la révolte ou la fuite. La résilience est une réparation. Elle impose la mentalisation, la symbolisation de cette nouvelle situation. C’est un processus dynamique qui  consiste à scénariser le traumatisme pour lui donner un sens. Il mobilise les ressources internes de l’aidant. Ceci est d’autant plus difficile que la démence déchire le lien entre les personnes.[3]

 

 

Peut-on mesurer la résilience ?

 

Chacun a pu observer des couples malade-aidant faire front, nourrir leur quotidien des manifestations d’une vraie affection et pratiquer une méthode de prise en charge propres à générer une vie plus harmonieuse.

 

Ces observations, si elles restent du domaine de la compilation d’anecdotes, même si on les juge emblématiques d’un processus, ne suffisent pas à affirmer que la résilience existe. C’est la critique qui est faite de la psychanalyse freudienne qui ne s’inscrit pas dans la démarche scientifique des faits reproductibles et ouverts au champ de la critique, tendant à généraliser à partir de faits isolés.

 

C’est en 1945 que l’OMS introduit la notion de « qualité de vie objective liée à l’état de santé ». 60 ans plus tard, les échelles de qualité de vie des aidants ne sont pas entrées en pratique courante, elles ne sont réalisées que dans des cadres institutionnels ou pour des études.

Dans notre domaine, l’échelle de Zarit évalue la charge ou le fardeau de l’aidant.

Pourtant, ainsi que l’a souligné le Pr. Pringuey dès 1995, ces notions subjectives de qualité de vie sont difficilement réductibles à une métrique[4]. Il n’est pas sur que les échelles actuelles soient adaptées au concept de résilience, elles surlignent les aspects négatifs et occultent la capacité de transmuter le plomb du malheur dans l’or du bonheur.

 

Une grande surprise de ce travail fut de constater que très peu de publications s’attachent à montrer le retentissement de la maladie d’Alzheimer sur les aidants familiaux [5].

 

Pour le malade, la résilience a un marqueur indirect : l’adaptation comportementale.

 

Revue de presse des tentatives de réhabilitation

 

Pour le malade le but de toute prise en charge, ne peut résider dans l’illusion d’une récupération durable. L’efficacité de la stimulation cognitive n’est pas démontrée. Les tentatives récentes sont bien exposées à l’occasion du congrés du GRAAL (communication et démence, BF Michel, F Verdureau, P. Combet, eds Solal, éditeur, Marseille, 2005) dans l’exposé de J. De Rotrou. Son projet de prise en charge est classique et formaliste, mettant le monde hospitalier au centre de toute prise en charge (p.283). Les objectifs des projets de « stimulation cognitive » sont de montrer la réalité de la communication, et d’objectiver « les bénéfices » d’un des programmes d’aide aux aidants.

 

La revue de la littérature concernant les tentatives de réhabilitation des fonctions cognitives dans le cadre de la maladie d’Alzheimer est riche et pauvre. La plus grande partie de la communauté neurologique s’attache plus au versant cognitif qu’au versant comportemental. Peut être du fait qu’il est plus aisément quantifiable par des tests et des échelles de mesurer les troubles cognitifs (mémoire, orientation...). Ce faisant le monde scientifique ne mesure que ce qui est conforme à la méthodologie d’une époque : celles du projet de décrire ce qui est mesurables et chiffrables selon des normes. La pensée dominante de la science expérimentale, est légitime dans son approche vers plus de rigueur que la généralisation à partir d’anecdotes, comme le fait la psychiatrie.
Cette approche chifrée "à tout prix" est-elle adaptée pour apprécier « en moyenne » des comportements de déments (comme le malade atteint d’Alzheimer) ? Le nombre des paramètres, leur instabilité dans le temps, ne permet pas de définir aisément des groupes homogènes qu’on pourrait comparer à des populations témoins.

 

La réhabilitation cognitive

 Diverses tentatives pour "améliorer" les fonctions intellectuelles du malade ont montré un effet mesurable mais aucune n’a montré d’effet « satisfaisant » en terme d’efficacité dans les activités du quotidien ou de meilleure qualité de vie.

Au stade débutant, quelques études récentes mettent en avant le rôle de la mobilisation des ressources restantes et l’usage de méthodes supplétives, compensatoires des déficits.

  Historiquement, trois types de tentatives ont vu le jour entre 1982 et 1987. Pour resituer cette époque rappelons que les critères de maladie d’Alzheimer n’étaient pas ceux qui prévalent aujourd’hui, que l’imagerie cérébrale était par exemple balbutiante, le scanner apparaissait (sous une forme primitive) et l’IRM un vague projet.

Or les trois méthodes de « réhabilitation cognitive » qui dominaient la pensée de l’époque étaient la ROT (Reality Orientation Therapy) de Powwell-Proctor et Miller (1982), la Reminiscence Therapy (RT) de Thornton et Brotchie (1987) et la Thérapie Comportementale de Burgio (1986) affinée par Ylieff en 1989[6]. Elles trouvent encore un écho.

La ROT a deux axes : le rappel des identités et l’orientation temporo-spatialle. La méthode est basée sur la confrontation « en continu » à ces informations (répétition).

La RT se propose de ramener à la surface des souvenirs anciens, se rapprochant de ce que nous nommons le « palimpseste », par analogie aux manuscrits anciens, grattés pour un réemploi et dont on peut ramener à la surface le premier texte inscrit.

Enfin, la Thérapie Comportementale a eut de nombreuses déclinaisons. Leur but commun étant de jouer sur les conduites.

Observons que, pour notre temps, la plupart des méthodes de réhabilitation cognitives ont été développées pour traiter les accidents cérébro-vasculaires ou les suites de traumatismes crâniens graves.

Les méthodes actuelles fonctionnent sur divers paradigmes basés sur des constats pragmatiques. Le principal concerne la persistante de capacités, d’aptitudes, de compétences.

Un projet alternatif : l’aide à la résilience

 

Nous pouvons de manière réaliste envisager un projet alternatif: celui d’aider le malade à reformuler une certaine cohérence de sa réalité, à identifier des repères apaisants et obtenir ainsi une meilleure adaptation sociale, un supplément de vie. La validation de ce type de démarche ne peut passer que par une évaluation régulière par des entretiens semi-structurés avec les patients et les aidants en pointant les éléments positifs malgré l’inéluctable évolution négative de l’état des patients. Ce faisant nous utilisons les compétences et aptitudes restantes en les privilégiant en situation écologique. Surtout nous proposons que les comportements déviants dominent la vie du patient et de son entourage et que c’est sur eux qu’il faut agir, en tenant pour vrai qu’ils ne sont pas étrangers aux déclins cognitifs mais qu’ils sont aussi une autre part de la symptomatologie. Sur cette hypothèse nous pouvons dès lors envisager une forme de restauration de la qualité de vie du malade, de résilience.

 

Est-il vaniteux de proposer, pour établir une relation malade-aidant apaisée, une méthode générale ? Parmi les nombreuses tentatives citons celle de l’Institut Universitaire de Sherbrooke, au Québec, qui compare son programme socio-éducatif à un groupe témoin bénéficiant du soutien classique de la société Alzheimer de sa région. Il montre son efficacité sur les comportements dérangeants mais pas de mieux sur la détresse psychologique de l’aidant[7]. Pas de résilience…

 

Pourtant la résilience existe…et on peut la faire émerger.

 

Dans certaines civilisations le dément âgé à une place traditionnellement définie, comme le montre le travail de M Lupu à propos de la Chine.

Certains aidants ont spontanément d’étonnantes compétences, ils trouvent en eux les ressources pour gérer ces dramatiques situations de vie. Même ceux là expriment une souffrance qu’ils masquent face au malade.

Mais dans la pratique la majorité des aidants vivent très mal cette situation et ceci à un retentissement sur la qualité de leur prise en charge du malade.

 

Si on considère la grande variété de présentation des malades, l’évolution de la maladie, des situations de vie et des aidants si différents, proposer une méthode universelle est une gageure. Enfin, tous ne sont pas nécessairement aptes à la résilience, mais tous ont droit à ce qu’on leur donne des bases.

 

De nombreuses publications basées sur le vécu des familles proposent des réactions ponctuelles à des évènements donnés, agitation, refus alimentaire ou d’hygiène, discours délirants etc.…il parait possible de donner une trame à ces réponses factuelles éparses, de les rassembler en une méthode générale.

 

Le tuteur

Une première solution est de proposer des tuteurs de résilience pour les aidants. Ce tuteur peut-être une personne de l’entourage, un psychologue ou une association de malades, il est affaire de cas par cas.

 

L’ajustement émotionnel :

processus interactif bidirectionnel, regards, partage

            empathie : 3 étapes vécu ego-centré

                                               changement de pt de vue

                                               changement de référentiel

 

L’empathie

L’aidant résilient, c’est celui qui décode ce que lui adresse le DA et est capable de lui renvoyer les messages…il nous est certainement possible de favoriser cette empathie en expliquant aux aidants en souffrance ce qu’est cette maladie.

Capacité de se représenter à la place de l’autre et de s’imprégner de ses sentiments, ses conceptions et de comprendre ses actions, l’empathie dans sa définition stricte ne peut être qu’une expérience de l’aidant. Il est certain que le malade atteint d’Alzheimer a surtout un vécu autocentré. Ce qui ne veut pas dire « égoïste » : combien de nos patients expriment le fait qu’ils sont tristes d’être une charge pour leurs aidants. C’est une empathie ébauchée mais non efficiente et en fait c’est alors plutôt de sympathie (littéralement « souffrir avec ») dont il faut parler. Le malade participe à la souffrance de son aidant…souffrance dont il se sait la cause. Nous verrons plus tard que cette empathie retrouve son sens initial dans la méthode de prise en charge du malade proposée ici : le théâtre. En effet, pendant prés de 30 ans après la création du terme (par Robert Vischer en 1873, en Allemand « Einfühlung ») il désigna l’action de l’acteur qui entre dans son rôle ou le spectateur qui s’implique. Ainsi, Robert de Niro qui grossit de quelques dizaines de kgs pour jouer le rôle de Jack La Motta vieillissant dans Raging Bull est-il un gros empathique. Il se conforme ainsi aux règles de la Société Empathique Holywoodienne de l’Actor’s Studio.

 

 

La base de sécurité

Pour le malade, parmi les repères apaisants, un aidant est assimilé par le patient comme « base de sécurité », en gardant à l’esprit qu’on est choisi plutôt qu’on ne s’autoproclame en tant que tel. Le changement de comportement du patient quand l’aidant « base de sécurité » s’éloigne est mesuré par diverses méthodes par le Dr Cyrulnik.

 

La communication vue comme une représentation

Une meilleure communication aidant-malade est le garant de la résilience en miroir.

 

Une méthode de communication est celle du « théâtre du quotidien »[8].

Ce théâtre répond à trois impératifs.

Il se base sur des faits neurologiques objectifs.

Il doit s’adapter à chaque patient et suivre l’évolution de la maladie.

Enfin, il suppose un engagement personnel fort.

 

Le premier éclairage concerne la connaissance des appariements de symptômes aux divers stades de la maladie. Elle permet une cohérence dans la prise en charge : trouble mnésique et syndrome dyséxécutif du début, parfois avec cette angoisse qui devient dépression, apparition de l’aphasie, de l’apraxie et intrication des troubles des comportements, effondrement des aptitudes à communiquer. Puis, l’inéluctable fin du parcours terrestre, grabatisation, vie « végétative ».

 

Second principe : prendre en compte la typologie de chaque malade. Selon sa personnalité pré-morbide et la localisation prépondérante des plaques séniles, il peut abdiquer et c’est l’apathie qui l’emporte, ou tenter de se forger une nouvelle cohérence, d’ordonner le chaos, d’ordonner au chaos, d’imposer sa réalité, et c’est l’agressivité qui s’exprime. Entre ces deux typologies, tous les intermédiaires sont possibles.

 

Troisième commandement : l’empathie. Essayer de ramener dans la « normalité » celui qui parcourt une autre planète, essayer de le raisonner, c’est vouloir, depuis la rive, donner un cours de natation à celui qui se noie : une main charitable suffit. Agir plutôt que dire.

 

Pourquoi théâtraliser la communication ?

 

Notre civilisation est le fruit de l’esprit industriel et de la pensée eugénique plus ou moins honteuse : après les échecs de la race sélectionnée (pourtant efficaces chez les bœufs et les chevaux de course), elle s’est entichée d’une nouvelle utopie, celle de décrire un homme « standard ». Ainsi, les femmes, qui sont les meilleurs de tous les hommes, l’ont bien compris en s’infligeant des régimes, des liftings, des peintures faciales et autres percings dont l’incompréhensible trou lobaire (non des lobes cérébraux mais de ceux des oreilles) pour être conforme à l’idée qu’elles se font de l’image standard. Les hommes se limitent à porter un bout de tissu coloré appelé « cravate » dans tous les cénacles où ils souhaitent être pris au sérieux. Les ados ont des codes tribaux. Dans tous les cas c’est le conformisme qui centre notre univers. Il semble atteindre ici et maintenant un paroxysme qui favorise l’exclusion de tout ceux qui n’entrent pas dans les critères identitaires, normatifs.

 

Cependant cette standardisation marginalise l’invalide, l’attardé, l’Alzheimer: on ne sait plus se comporter avec le non-conforme. Pourtant après la révolution industrielle il va falloir s’habituer à la révolution géronto-démographique : le papy-boom est une réalité.

 

Il nous faut apprendre à vivre avec les 12,5% de déments séniles de plus de 80 ans et grâce à la qualité des soins que prodiguent les neurologues des contingents de plus en plus nombreux d’octogénaires vont mugir dans nos campagnes (et dans nos villes car ils sont très urbains). A Cannes, petit port de pêche du littoral, 43% de la population a plus de 60 ans. Se promener sur la Croisette au mois de mars est un avant goût de ce qui attend le monde occidental…mais il y a pire : Menton ! L’Europe entière (voire le monde), au terme d’une vie de travail, ne rêve que de ciel bleu, de peu de mistral et autres tramontanes (protégée par les monts de l’Esterel et la chaîne des Alpes), de chaleur mais pas trop (Marrakech…) et de l’immensité méditerranéenne. La terre promise, l’eden de l’age d’or, est l’inévitable French Riviera, la côte d’azur. Concentrant au km² plus de seniors que la Floride, ce microscopique coin de terre est donc le centre du monde de la neurodégénerescence…un vrai laboratoire avant-gardiste de cet univers vieillissant.

 

Alors comment relever ce défi de la prise en charge des Alzheimer? La particularité est que cette prise en charge implique des aidants familiaux eux-mêmes âgés, fragiles et des enfants peu disponibles.

 

Le premier constat est qu’assumer la charge d’un Alzheimer impose un savoir faire.

 

C’est la communication aidant-malade qui fonde la résilience réciproque. On peut émettre l’hypothèse qu’elle est physiologiquement sous-tendue par la mise en jeu des neurones miroirs et de la plasticité cérébrale.

 

Et c’est dans la représentation que se fait l’aidant de cette situation qu’il va formuler un discours résilient. Et de la représentation au théâtre il n’y a qu’un pas.

Dans ce théâtre du quotidien l’aidant est le co-auteur, le metteur en scène, le costumier, le décorateur et bien sur l’acteur. C’est un permanent du spectacle. L’homme à tout faire des scènes de la vie du couple.

 

Par la théâtralisation, l’aidant utilise une communication plus adaptée que celle des schémas anciens dont il va devoir faire son deuil. Ce faisant l’aidant bénéficie d’un surcroît d’harmonie qui valide ses efforts et favorise sa démarche de résilient. C’est un comportement gagnant gagnant.

 

La théâtralisation de la communication espère à la fois agir sur les comportements du malade et distancier émotionnellement l’aidant de la dure réalité en lui donnant des  procédures, des recettes, une trame. Le double langage du sincère (affection) et du manipulé (théâtre) n’est pas contradictoire. Ce n’est après tout que l’application en neurologie des techniques de la diplomatie…

 

Cette méthode permet d’être ici pour gérer les contraintes du quotidien et de cheminer avec lui sur sa planète. La reconnaissance de son univers par l’aidant favorise la résilience du malade.

 

Si cette méthode choque au nom de la sincérité de l’amour, conjugal ou fillial, on peut admettre avec Karl Popper « qu’il n’y a pas d’action désintéressée qui ne porte la marque d’un bénéfice attendu ». Rappelons les 2 premiers objectifs du rapport de l’OCDE en 2004[9] :

1/ maintien à domicile le plus longtemps possible

2/ aider les aidants… pour atteindre ce but

Une communication adaptée permet une meilleure sociabilisation, une vie plus paisible, d’où un retard à la mise en institution[10] donc un plus faible coût social.

 

Comment jouer une pièce dont l’acteur central improvise sans unité de lieu ni d’espace, sans stabilité de la pensée sinon celle de ses convictions délirantes ?

Le premier principe est celui de l’ataraxie.

 

Un savant atomiste réunissait ses amis sur un terrain prés d’Athènes qu’il avait baptisé « le Jardin ». Il y prônait « l’ataraxie » ou absence de conflit. Pour lui, toute opinion est légitime mais la critique frontale génère un cycle où l’émotion finit par déborder la raison. Cet Einstein avant l’heure se nommait Epicure. La base de la communication avec un Alzheimer est l’ataraxie. L’application du principe d’ataraxie avec un Alzheimer ne peut passer que par ce jeu de rôle qu’on nomme le théâtre.

Dans la théâtralisation, au-delà des mots, les positions, les postures et les signes sont des codes « qui font sens » pour illustrer le message et exprimer les émotions qu’on veut communiquer au patient (apaisement, opposition…).

Dans cette pièce, tout a changé.

L’action se déroule sur une des planètes de la constellation Alzheimer, dont on ne sait rien de la tectonique des plaques séniles. Son unique habitant use de mots qui ont changé de signification, il instille du sens et de l’émotion dans ce qui nous paraît être des détails et manifeste indifférence ou propos choquants pour ce qui nous semble important. C’est une pièce de science fiction.

Les aidants ne joueront pas le rôle du détenteur de la vérité, dont le vain Graal serait de ramener leur malade dans une « normalité » idéale, de revenir à l’age d’or de la vie antérieure. Modestement, ils vont accepter de n’interdire que les comportements dangereux et de s’accommoder des autres pour préserver la plus grande paix possible.

La méthode use de tous les moyens d’adaptation aux comportements, de modifications du domicile, et autres, souvent exposés de manière éparse dans les ouvrages de nos collègues ou les brochures données par les associations.

 

Enfin, nous émettons l’hypothèse qu’au-delà de la gestion des comportements déviants du malade, l’attitude de l’aidant a valeur d’exemple. Calme, il propose le calme au malade, excité il ne lui rend pas service…Il persiste, à des degrés divers, chez l’Alzheimer une capacité d’imitation. Celle-ci ne relève pas nécessairement de processus conscient. La neurophysiologie a mis en évidence que si nous observons une action, une région de notre cerveau fabrique la même action sans cependant qu’elle émerge au niveau de l’expression motrice. C’est une découverte fondamentale à mettre à l’actif (essentiellement) de Rizzolatti[11] : des « neurones miroir » reconnaissent le mouvement de l’autre et l’imitent. Ils seraient situés dans le cortex pariétal inférieur et le cortex préfrontal droit. Or ces zones ne sont que très tardivement touchées dans la maladie d’Alzheimer, qui est surtout au début une maladie hippocampique et temporale, un des critères avancé par les tenants du diagnostic par IRM (mesurant le volume de l’hippocampe) et du PET-Scan (mesurant la baisse d’activité du lobe temporal).

Le théâtre du quotidien a donc valeur d’exemple car il peut entraîner le malade dans une pièce (un peu plus) apaisée.

La place des médicaments dans la résilience ?

Il peut sembler saugrenu de poser cette question si on admet que la résilience est un processus qui est du ressort de la psychologie. Nul ne peut plus ignorer que les rapports de la psychologie et de l’alchimie cérébrale (plus modernement conçue sous le concept de neuromédiateurs, neuropeptides et circuits neuronaux) sont fort étroits et qu’on peut agir dessus en usant de médicaments. Surmonter un deuil et faire de nouveaux projets c’est faire preuve de résilience. Mais se servir d’antidépresseur participe à la résilience. Sur ce modèle nous proposons d’explorer ce domaine dans la maladie d’Alzheimer.

La maladie d’Alzheimer nous confronte à deux problèmes fondamentaux :

            1-La détérioration des fonctions cognitives et non-cognitives : elle a largement bénéficié des traitements médicamenteux, anticholinestérasique et inhibiteur NMDA.

2-Les médicaments des crises comportementales, les « calmants », participent à la prise en charge.

            3-La préservation de la conscience au monde, de la vie relationnelle, le plus longtemps possible et dans les meilleures conditions possibles : c’est finalement le but ultime de tout traitement. C’est ici que la communication, ses méthodes et ses limites, prend tout son sens. La « communication » a bénéficié de l’extraordinaire expérience des aidants qui, de manière pragmatique et humaniste, dans des associations bien structurées, ont posé les pierres de fondation. Mais les médicaments précités ont aussi démontré leur rôle dans l’amélioration non seulement des fonctions cognitives mais aussi des comportements de présence.

Distinguons les médicaments en deux grandes classes :

 

1-les médicaments dits spécifiques, inhibiteurs de l’acétylcholinestérase (IAchE) et anti-glutamate dont le seul commercialisé est la memantine.

2- les traitements adjuvants, et surtout ceux destinés aux crises comportementales et à l’état dépressif souvent présent en début d’évolution. Nous ne nous étendrons pas sur ceux là car ils nous semblent sortir du cadre de la résilience proprement dite.

 

Nos médicaments spécifiques actuels ralentissent de manière notable l’évolution vers la dépendance, qui reste hélas le terme ultime. C’est un résultat formidable quand on songe qu’il y a quinze ans nous n’avions rien. C’est un résultat modeste car nous ne guérissons pas, nous ne stabilisons pas.

 

Dans les phases II de tous les médicaments les échelles de comportements ont eut une place importante pour l’obtention de l’AMM. Dès 1999, Levy[12] dans Gerontology s’intéresse à l’effet des traitements cholinergiques dans les troubles comportementaux de la maladie d’Alzheimer (MA), en 2003 les publications de Benoit[13] et Pancrazi[14] soulignent le rôle de ces médicaments dans ces symptômes, indépendament de la prise de psychotropes. Le travail de Trinh, JAMA 2003, présente une méta-analyse  de l’efficacité des anticholinesterasiques (IAchE) dans l’amélioration des symptômes neuropsychiatriques et des altérations fonctionnelles[15]. Dans une étude ultérieure de Holmes parue dans Neurology en 2004, à 12 semaines tous les scores sont améliorés, agitation, anxiété, apathie, dépression, irritabilité etc….[16] Enfin, le « rapport » de l’office parlementaire d’évaluation des politiques de santé paru en juillet 2005 est très clair[17]. Il cite divers essais et deux méta-analyses qui concluent à l’efficacité des IAChE et de la memantine sur les troubles comportementaux. Il est clair qu’ils participent à la résilience du malade. Curieusement ces études ne disent rien de l’impact en retour sur le vécu des aidants de malades traités. Dans notre pratique, l’interrogatoire des familles montre que leur satisfaction se manifeste plus sur l’amélioration des comportements que sur celle des fonctions cognitives. Rappelons que la plainte initiatrice du diagnostic était du domaine cognitif : le déclin de la mémoire et des fonctions exécutives complexes.

 

 

Les médicaments actuellement commercialisés

 

Les médicaments n’agissent pas sur la cause (inconnue) de la maladie d’Alzheimer mais sur des molécules du cerveau nommés neuromédiateurs.  Les neuromédiateurs sont des molécules chimiques qui permettent aux cellules du cerveau (entre autres) de communiquer entre elles. Parmi les nombreuses anomalies décelées dans la maladie d'Alzheimer, il est actuellement possible d’agir sur deux d’entre elles : l’acétylcholine (Ach) est « déficitaire » et la glutamine « en excès » (sur un type de ses récepteurs nommé NMDA).

 

On bloque la destruction de l’acétylcholine (Ach) et cette voie a porté ses fruits: les médicaments sont appelés « anti-cholinestérasiques » (IAChE).

 

Pour la glutamine, c’est au contraire son excès d’activité qui est néfaste. On a cherché à diminuer son activité et on a donc développé des médicaments « inhibiteurs glutaminergiques ».

 

 

Anti-cholinestérasiques 

 

Historiquement, c’est la tacrine (COGNEX) qui ouvrit la porte de l’espoir aux millions de patients atteints par cette maladie. Sa toxicité sur le foie a imposé son abandon quand d’autres médicaments sont apparus. Seuls les patients qui étaient sous Cognex avant commercialisation des 3 nouveaux sont encore autorisés à bénéficier de ce médicament, aucun nouveau patient ne peut en « bénéficier ».

 

Trois molécules anti-cholinestérasiques sont à ce jour commercialisées :

-le donepezil commercialisé sous le nom de ARICEPT

-la rivastigmine commercialisée sous le nom de EXELON

-la galantamine commercialisée sous le nom de REMINYL

 

L’autorisation de mise sur le marché, délivrée par les autorités, après de nombreuses études, précise qu’elles sont « actives sur les formes légères à modérées » selon la classification internationale. Le donepezil vient d’obtenir une extension d’AMM pour les formes modérément sévères.

 

Premier neuromédiateur sur lequel il a été possible d’agir par un médicament l’Ach (acétylcholine) est le mieux connu. Son niveau de manque est parallèle au niveau de la démence.

 

Les traitements anticholinestérasiques ont pour effet de maintenir un bon niveau d’Ach en évitant sa destruction. Pourtant la maladie d'Alzheimer continue d’évoluer et tôt ou tard ces traitements seront insuffisants.

Les comportements peuvent, au début, s’améliorer, permettant parfois de retrouver des aptitudes perdues. Les plus chanceux voient même s’améliorer les fonctions cognitives. Ces améliorations, quand elles existent, sont transitoires et les patients se dégradent ensuite mais toujours plus lentement que les patients chez qui on n’aurait pas (ou tardivement) donné un de ces 3 médicaments.

Ces médicaments stabilisent plus de 50% des patients un an après leur prescription initiale. Ils démontrent, versus placebo, leurs effets bénéfiques après 4 ans de suivi.

 

Inhibiteur glutaminergique

 

Une seule molécule représente cette classe : la memantine commercialisé sous le nom d’EBIXA.

 

L’autorisation de mise sur le marché (AMM), après un essai thérapeutique convaincant, précise qu’elle est « active sur la maladie d'Alzheimer pour les formes modérément sévères à sévères ». D’autres études ont montré qu’elle était aussi active sur les formes débutantes et il est possible que l’AMM évolue en ce sens.

 

La memantine permet parfois une amélioration des comportements, des réactions d’orientation, pour des sujets qui sont déjà en état de grande dépendance. Ces améliorations sont appréciables mais pas au point de redonner l’autonomie. Elles sont transitoires mais ce « transitoire » peut durer plusieurs mois.

 

La memantine peut être associée au donepezil et probablement aussi aux deux autres anti-cholinestérasiques, en tout état de cause rien n’interdit ces associations.

 

Conclusion sur les traitements médicamenteux

 

On est fondé à considérer que les traitements, de toutes natures, sont les béquilles de la résilience. Ils participent à tenir la tête hors de l’eau des malades, à leur donner plus de chance de rebondir.

 

 

 

 

Conclusion générale (provisoire)

 

 

Certaines études en maison de retraite estimaient il y a quelques années que les échanges verbaux avec les Alzheimer étaient absents 80% du temps d’éveil, alors que dire des autres moyens de communication ? La situation a évolué mais…

Les aidants familiaux sont ils moins aptes que les professionnels à gérer le patient ? Certes ils n’ont pas les savoirs techniques théoriques mais ils possèdent une clé essentielle. Ils savent tous les codes comportementaux de leur parent malade, codes liés à leur personnalité, à la famille, au groupe culturel dans lequel il évolue. Ils ont la science du quotidien, la science du praticien, la science du métier d’artisan de la vie du couple.

Oublier l’aidant familial, le reléguer à des taches accessoires comme c’est le cas dans la plupart des prises en charge des centres experts c’est faire preuve d’un « scientocentrisme » présomptueux et aveugle. C’est par lui et à travers lui que va passer le message de la résilience.

 

La résilience est un concept d’avenir. Sans être un bonheur de substitution la résilience n’en est pas moins une petite lumière dans de vastes ténèbres.

 

Pour le malade elle vise le maintient de sa conscience au monde, dans une vie apaisée.

 

En faisant preuve de résilience l’aidant favorise celle du malade, et reçoit en retour la récompense d’une vie moins rude, donc une validation de ses efforts.

 

La résilience interactive du couple aidant-malade passe par une méthode de communication adaptée basée sur l’ataraxie et la « théâtralisation ».

 

Pour finir, donnons un chiffre qui met en perspective cet immense travail de sensibilisation et de formation des aidants: il y a, en France, un neurologue pour 1160 Alzheimer.



[1] Thorgrimsen et al. Aroma therapy for dementia. Cochrane Database Sys Rev 2003(3):CD003150

[2] Thomas P et al. Plaintes des aidants à domicile des aidants prenant en charge des déments à domicile. In Maladie d’Alzheimer. 2002. Springer. 172-178.

[3] Haddam N, Lejeune A. Communication orale, séminaire du groupe « Vieillissement, démence et résilience », Lauris, 19 février 2005.

[4] Pringuey, D. (1995) Evaluation de la qualité de vie chez les schizophrènes. In : La qualité en psychiatrie. Canal Psy. 3 : 77-83. Paris : Edition du Monde Moderne.

[5] Devanand D.P., Sano M, Tang M.X. (1996). Depressed mood and the incidence of Alzheimer disease in the ederly living in the community. Arch. Gen. Psychiatry; 53: 175-182.

[6] Juillerat, A-C ., Van Der Linden, M., Adam, S., & Seron, X. (2000) in La prise en charge des patients Alzheimer au stade débutant. (269-289), traité de neuropsychologie clinique, II, Ed Solal,

[7] Hebert R. et al, Efficacité d’un programme socio-éducatif de groupe pour les aidants de personnes démentes vivant à domicile. Un essai randomisé à domicile. (2004) Maladie d’Alzheimer. Springer. 177-182

[8] Polydor JP, Communication, ataraxie et démence, Monographie du Groupe de Recherche sur la Maladie d’Alzheimer, Communication et démence, Solal, Marseille - 2005.

[9] Moise P et al, the dementia Experts’ Group. Dementia care in 9 OECD countries : A comparative analysis. OCDE 2004

[10] Belmin J et al., L’entrée en institution des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. La revue de Gériatrie 2003 ; 28(suppl. A) : A25-A28.

[11] Rizzolatti G. Et Craighero L., « the mirror-neuron system », Annu. Re. Neurosci., 27, 2004, P. 169-192

[12] Levy et al; Neuropsychiatric symptoms and cholinergic therapy for AD .Gerontology (1999); 45: 15-22

[13] Benoit M et al. Symptômes comportementaux et psychologiques dans la maladie d’Alzheimer: résultat de l’étude REAL FR, La revue de médecine interne 2003; 24: suppl.3,  319s-324s

[14] Pancrazi MP et al, Traitements médicamenteux des SPCD. La Revue Francophone de Gériatrie et de Gérontologie 2003 ; 10(98) : 452-B

[15] Trinh NH et al, Efficacity of cholinesterase inhibitors in the treatment of neuropsychiatric symptoms and functionnal impairmentin AD : a meta analysis. JAMA 2003; 289:210-216.

[16] Holmes C et al., The efficacity of donepezil in the treatment of neuropsychiatric symptoms in AD. Neurology, July 2004 ; 63 : 214-219

[17]  Rapport de l’office parlementaire d’évaluation des politiques de santé, La prise en charge de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées, 2004 :77

Par jpp - Publié dans : alzheimer parkinson neurologie
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Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 22:49
- Communauté : Un jour aprés l'autre

http://www.voirautrement.ca/videos.html

 

http://www.dailymotion.com/video/xba1m3_comment-communiquer-avec-les-malade_news 

Par jpp
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Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 21:56

Ahura mazda, ou zoroastre (le zarathoustra de Nietsche et de Wagner, la musique de 2001 Odyssée de l'espace), semble une création irano-afghanne, qui serait le premier monothéisme.

 

Il aurait inspiré le monothéisme juif (jusqu'a leur déportation en Perse, où ils découvrent le mazdéisme, Yahvé était leur dieu mais pas l'unique).

 

Plus tard, c'est Mithra qu'il inspire, monothéisme concurrent du christiannisme jusqu'aux premiers siècles (Constantin, en était un grand prêtre, il imposa la croix de Mithra comme le nouveau symbole chrétien à la place du poisson).

 

Le christiannisme en reprend certains aspects: Mithra nait un 25 décembre d'une vierge et donne son corps pour sauver les hommes...avant de ressuciter.

 

Les zoroastriens existent toujours même en Iran! C'est donc le plus ancien monothéisme du monde.

 

A lire...

Par jpp
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Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 08:54
- Communauté : histoire de la médecine

Le 10 décembre 1948, à Paris, les 58 Membres de l’Assemblée générale de l'ONU adoptent la "Déclaration universelle des droits de l’homme" .

 
Pour commémorer cette adoption, elle est célébrée tous les 10 décembre.

Il y a 30 articles que je vous invite à lire sur le site suivant

http://www.un.org/fr/documents/udhr/index.shtml#pre

je ne publie ici que le Préambule

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.

Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.

Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.

Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.

L'Assemblée Générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’éducation aux droits de l’homme est bien plus qu’un sujet de leçon ou que le thème d’une journée: c’est un processus qui vise à ce que chacun soit équipé pour vivre sa vie dans la sécurité et la dignité. En cette Journée internationale des droits de l’homme, continuons ensemble à faire le nécessaire pour que les générations futures aient une culture des droits de l’homme, et à promouvoir la liberté, la sécurité et la paix dans tous les pays.
Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU


Par jpp
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Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 20:45
- Communauté : JEUNES MALADE ATTEINT PAR LA MALADIE DE PARKINSON

Dont on va peu parler car elles sont médiatiquement recouvertes par le téléthon.

 

 

3 décembre : Journée nationale du cinéma indépendant
3 décembre : Journée Internationale des personnes handicapées

 

et le 5 décembre : Journée mondiale du bénévolat

Par jpp
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Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 07:32
- Communauté : Un jour aprés l'autre

le site officiel pour avoir toutes les manifestations. On rappelle que le téléthon c'est de la neurologie: par définition c'est la spécialité des maladies neuro-musculaires: sur 100 maladies classées rares (HAS), 80 sont des maladies neuro-musculaires, et les neurologues ne sont que 0.8% des médecins. C'est donc aussi une spécialité rare...qui a perdu 20% de ses effectifs en 5 ans par manque de vocations.

http://portail.afm-telethon.fr/

n'oubliez pas les plus précaires de nos malades.

AFM | Téléthoncompte sur nous tous!

Par jpp - Publié dans : le périphérique...
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Jeudi 2 décembre 2010 4 02 /12 /Déc /2010 17:46
- Communauté : info santé

2004 : des ministres de 13 pays de l'Union Européenne se soumettent à une analyse de sang. Présence de 55 toxiques ! En moyenne, chaque ministre a 37 toxiques dans le sang, et 25 mêmes substances ont été retrouvées dans le sang de tous les ministres : un retardateur de flamme, 2 types de pesticides et 22 PCB.

Dans le monde, 50 millions de personnes sont intoxiquées par le mercure, présent dans les poissons comme la truite, le thon, l'espadon, le requin…Le mercure provoque des troubles neurologiques graves.

Les fruits et lègumes contiennent des pesticides. Et surtout les fraises, les mandarines, les poires. Pour les légumes, surtout les poivrons et piments, les lentilles et les aubergines.

Les pesticides ont des risques de cancers, d'infertilité, d’atteinte immunitaire ou d’atteinte du système nerveux central et périphérique.

La Chine ne fait quasiment pas de controles sur la teneur en toxiques des denrées alimentaires qu'elles   exportent...

 

bon apêtit! 

 

Par jpp - Publié dans : migraine
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Mercredi 1 décembre 2010 3 01 /12 /Déc /2010 17:57

Merci à tous d'animer ce blog et le faire connaitre!

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Mois record :

11/2010 (5 862 Pages vues)

Visitez aussi les blogs amis, voir sur le coté droit->

Par jpp - Publié dans : alzheimer parkinson neurologie
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Mercredi 1 décembre 2010 3 01 /12 /Déc /2010 09:05
- Communauté : MUSIQUE-ART-THERAPIE

 

La Création selon Michelange, chapelle Sixtine, basilique St Pierre, Vatican, Rome.

 

 

Que voyez vous dans le drapé derriere Dieu et ses anges?

 

sixtine chapelle 

Et oui! c'est le cerveau: sacré Mik'...il s'est moqué des curés, évèques et papes: Dieu c'est dans la tête! ou "la création de l'homme passe par le cerveau"

Par jpp - Publié dans : alzheimer parkinson neurologie
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Mardi 30 novembre 2010 2 30 /11 /Nov /2010 17:17
- Communauté : Un jour aprés l'autre

107432 brainXSmall

C'est le lobe frontal qui est le dernier a "devenir mature", jusqu'a l'age de 25 ans il recoit des neurones souches venus de la profondeur dans son cortex ce qui pourrait expliquer notre ajustement comportemental qui se fixe lentement et reste longtemps apte à s'adapter aux situations inédites.

 

Certains prétendent que 25 ans est une moyenne et que c'est 15 ans pour les filles et 45 pour les jeunes hommes mais nous ne prétons pas cas à ces calomnies.

Par jpp - Publié dans : alzheimer parkinson neurologie
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